La Belgariade – Tome 1 : Le pion blanc des présages – de David Eddings

Publié pour la première fois en 1982, le tome 1 de la Belgariade est le premier volet d’une saga renommée dans l’univers de la Fantasy. Je n’avais pas encore essayé de lire la plume de David Eddings et je me suis donc enfin lancée, emplie de curiosité et attirée par cette métaphore du jeu d’échec qui parsème les titres de la pentalogie.

Quatrième de couverture :

Et les dieux créèrent l’homme, et chaque dieu choisit son peuple. Mais Torak, le dieu jaloux, vola l’Orbe d’Aldur, le joyau vivant façonné par l’aîné des dieux, et ce fut la guerre. Le félon fut châtié à Cthol Mishrak, la Cité de la Nuit, il dort toujours d’un long sommeil hanté par la souffrance. Le fleuve des siècles a passé sur les royaumes du Ponant. Les livres des présages sont formels : Torak va s’éveiller. Et justement l’Orbe disparaît pour la seconde fois. Que le maudit la trouve à son réveil et il établira son empire sur toutes choses. Belgarath le sorcier parviendra-t-il à conjurer le sort ? Dans cette partie d’échecs cosmique, il a réussi à préserver une pièce maîtresse : le dernier descendant des Gardiens de l’Orbe, désigné par les présages, mais qui n’est encore qu’un petit garçon. Un simple pion, et si vulnérable…

Avis personnel :

Que dire de cette lecture ?

Eh bien c’est… classique ! Même plus que classique… un scénario aujourd’hui usé jusqu’à l’os mais que l’on pardonne au roman car il n’est pas si récent que cela…

Malgré ce paramètre majeur, ça reste plaisant à lire et j’ai réussi à me divertir. Classique donc… Je vous dis. Et si vous n’êtes pas convaincu par cet argument, je vous propose de réfléchir aux critères suivants : vous connaissez l’histoire d’un jeune garçon, humble et élevé modestement par une vieille tante, qui s’avère être en fait l’héritier, élu d’une longue lignée royale, né pour faire face à des éléments majeurs sur le plan politique et mystique ? Vous saviez que le péril qui guette le monde est l’éveil d’un dieu dangereux, entre les mains duquel ne doit pas tomber un artefact de puissance majeure ? Vous saviez que ce dieu sombre tient à sa solde tout un peuple duquel sont issus des adversaires redoutables, dotés de sombres pouvoirs, qui sont à la poursuite de notre héritier ?  Contre ce péril personnel et géopolitique, tout une équipe se lance à la recherche de l’artefact : un sorcier et sage multi-millénaire, ainsi que sa fille, puissante sorcière, qui n’est autre que la tante évoquée plus haut qui, comme par hasard, veillait sur l’héritier ? Et à eux se joignent des compagnons archétypaux : du guerrier doté d’humour au voleur à la langue acérée ?
Convaincu ?

De ce fait ce n’est pas une question d’originalité qui a provoqué ce plaisant sentiment de divertissement… ce n’est même pas la métaphore des échecs qui apparaissait comme une promesse et que, peut-être à cause d’un manque d’implication et d’attention, je n’ai pas vue apparaître ni même rythmer l’intrigue… Et je trouve cela, au moment où j’écris, bien dommage ! J’espère que des fils seront tirés en ce sens parmi les quatre tomes suivants. Si on parle bien d’un jeu global, je ne l’ai pas vécu différemment de n’importe quelle autre illustration de machinations politiques, de poursuites, de traques, telles qu’elles peuvent exister dans d’autres oeuvres de ce type ! D’où ma déception… ou peut-être est-ce encore le côté trop… classique !

Du coup ? Qu’est-ce qui m’a plu ? Eh bien le rythme du récit, ses implications qui, bien que classiques, plaisent à la lectrice et l’amatrice du genre que je suis. J’ai donc voulu suivre cette quête-ci. Et même si les personnages ne m’ont pas transcendée personnellement, j’avais envie de suivre leur récit.

Vous comprendrez donc que je n’ai pas eu de coup de coeur. J’ai bien aimé ce livre, mais de la même manière qu’on consommerait un plat bien connu, une valeur sûre et un simple divertissement. Bien sûr classique ne veut pas forcément dire plat dans mon esprit, il y a des exemples de classiques bien plus exaltants sur ce blog, mais là… c’est le cas, c’est sympa et c’est plat !

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A propos eleonorecotton

Eléonore Cotton est la gardienne de ce site. Le Havre de Pensée & Mots, c'est le croisement de ses études de Lettres Modernes et de ses goûts personnels en un mélange éclectique, mais représentatif de cette lectrice qui navigue sur plusieurs océans littéraires. Eternelle rêveuse, il lui arrive d'écrire de temps en temps...
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2 commentaires pour La Belgariade – Tome 1 : Le pion blanc des présages – de David Eddings

  1. Ping : Les lectures du mois d’Avril 2018 | Havre de pensées & de mots

  2. valdomir dit :

    hello
    Sacrilège (je rigole), à l’époque, c’était un passage obligé avec ses 10 romans, une presque nouveauté. C’est vrai qu’avec le temps, cela paraît un peu usé mais il reste les personnages qui sont sympas et qui sentent bon le DD de l’époque. Par contre, ne pas en attendre une action délirante et trépidante.
    bonne lecture
    valdo

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