Faërie – de Raymond E. Feist

Lorsque l’on cite Raymond E. Feist, ce n’est généralement pas pour parler de ce roman intitulé Faërie, que j’ai pris par hasard en librairie et que j’ai adopté parce que la quatrième de couverture avait piqué ma curiosité. Non, généralement cet auteur est associé à son légendaire Cycle de Krondor que l’on appelle aussi La Guerre de la Faille. Ce célèbre auteur de fantasy est donc aussi un auteur d’un récit fantastique dont je vais vous parler ici.

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Quatrième de couverture :

La vieille ferme isolée dans les bois les avait séduits. La maison était splendide et étrange. Phil et Gloria pensaient y trouver le calme après la vie agitée d’Hollywood. Mais, derrière les portes des maisons anciennes, sous les ponts perdus au fond des bois, se cachent souvent des êtres magiques, des forces obscures, et la maison du vieux Kessler ne fait pas exception.
Les enfants du couple sont les premiers à y être sensibles. D’abord les jumeaux, qui y voient la présence des fées et du vieux peuple des légendes ; ensuite leur fille, dont la beauté attise le désir d’êtres plus inquiétants… Jusqu’à ce qu’ils deviennent tous les jouets de puissances inconnues, des pions dans une guerre éternelle et sanglante…

Avis personnel :

J’ai littéralement adoré ce livre et personnellement je n’ai rien à lui reprocher… J’aime souvent ce que je lis ici, mais c’est rare, il faut le souligner, que je dise qu’un livre est ‘parfait’. Mais ça arrive. Pourquoi ?

Le style est plutôt bon, agréable à suivre et très imagé, générant pas mal d’images dans la tête du lecteur et l’invitant à voir le cadre de l’action imaginé par l’auteur. Et lorsqu’il s’agit de décrire les créatures de l’Autre Monde, ce style très appréciable et immersif dans le reste du récit, devient quelque peu poétique, profond. La lecture est donc agréable à suivre, c’est le premier point positif.

A ce style d’écriture s’ajoute un rythme intéressant et prenant. Les chapitres sont globalement plutôt courts et cela donne l’effet de passer de scènes en scènes, sans que l’ennui s’installe. Cela a aussi quelque chose de très cinématographique. On pourrait imaginer que chaque chapitre est un plan, et qu’ils se succèdent donc, comme autant de scènes dans un film. Le lecteur assiste aux événements qui se’enchaînent donc assez vite, même si attention, je n’ai pas dit que l’auteur brade l’action. Non, tout est bien dosé.

Parlons du contenu maintenant. La quatrième de couverture a créé une attente et l’auteur prend bien le temps de créer les points de départ et les croisements entre les événements pour faire lentement monter la tension dans son texte. Je l’ai dit en introduction, c’est un récit fantastique et cela implique un certain nombre de codes, notamment ce basculement de la réalité à la peur suscitée par des événements étranges et effrayants qui bousculent la conscience humaine. Et c’est bien orchestré, du moins, ça m’a convaincue…

L’intrigue m’a beaucoup plu et je trouve que la tactique employée par l’auteur pour boucler son récit est bien amenée et si elle n’est pas forcément surprenante, au moins elle est logique et convient au lecteur qui n’a pas l’impression d’avoir été berné. Je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler.

Le seul point qui peut être un peu plus faiblard à côté de ce que j’ai dit là, c’est la qualité des personnages. Ils sont caricaturaux et cela peut en gêner plus d’un. Mais lié à tout le reste, c’est quasiment un point de détail. Je n’ai pas lu ce récit pour les personnages, mais pour l’histoire qu’ils vivent. Au fond leur profondeur a donc peu d’importance dans ce cadre là, car elle est largement compensé par le reste.

Mystères, doutes, tensions, frissons, émerveillement, fascination… Autant de sentiments créés par ce récit. Si vous avez le temps de parcourir ses 632 pages, je vous invite à le faire. Cela change du registre habituel et c’est prenant.

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A propos eleonorecotton

Eléonore Cotton est la gardienne de ce site. Le Havre de Pensée & Mots, c'est le croisement de ses études de Lettres Modernes et de ses goûts personnels en un mélange éclectique, mais représentatif de cette lectrice qui navigue sur plusieurs océans littéraires. Eternelle rêveuse, il lui arrive d'écrire de temps en temps...
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