La Mort de la Terre – de J.H. Rosny aîné

Tout d’abord, merci à Vladomir qui, en commentant l’article précédent, m’a orientée vers cette lecture.

La Mort de la Terre
de J.H. Rosny aîné

Cette nouvelle de Science Fiction date de 1910. Elle met en scène une humanité au seuil de sa disparition. Suite à de puissants cataclysmes sismiques, les océans ont disparus, de même que les fleuves, les rivières et la quasi-totalité des sources d’eau. Seules quelques communautés subsistent ça et là, dans des Oasis. Elles ont pour seule compagnie les oiseaux, derniers animaux vivants encore parmi la multitude d’espèces que comportait le règne animal aux temps jadis. Dans le désert infini de rocs et de sables inhospitalier se développe un règne de vie étrange et incompréhensible, celui des ferromagnétaux, dont la proximité tue l’homme.

Dans cet agonie de l’humanité, les âmes se résignent à subir les caprices de la terre, et ce, depuis des millénaires. Les peuples préfèrent l’euthanasie à la mort provoquée par la disparition de l’eau lorsque les Oasis se tarissent. Seulement, deux personnages, Targ et Arva, ainsi que leur famille, ne veulent pas penser ainsi et se battent avec l’espoir de retrouver des sources et de venir à bout de l’abominable destin de l’humanité.

La Mort de la Terre est un récit terrible… Terrible par son sens, terrible dans son intrigue, terrible à travers son dénouement. Il ne faut pas prendre ce mot de terrible au sens de mauvais. Non. Au contraire, il faut prendre ce mot au sens de parfaitement bien mené, qui assène alors au lecteur une perspective écrasante, effrayante, dérangeante. Elle dépeint avec soin un destin que l’on n’envie pas, mais en y mettant tellement de lumière et de possible véracité que le sang se glace à l’idée que, peut-être, nous sommes bien aussi insignifiants que cela…

Si vous regardez bien les historiques de ce blog, vous verrez que parmi les genres de l’imaginaire, la SF n’est pas mon domaine de prédilection. J’apprécie cela de temps à autre, et mon oeuvre phare dans le domaine et l’immortel cycle de Dune. Mais si Dune est à la fois plaisant et pertinent dans ses réflexions, il ne m’a jamais laissée cette sensation de froid et l’impression que la lecture a sonné le glas de l’existence.

Même si cette nouvelle laisse en moi ce goût de terrible, je vous la recommande. Elle est absolument bien  écrite, autant dans son fond que par sa forme, et cela c’est assurément un plus.

Lien vers la version en ligne : https://fr.wikisource.org/wiki/La_Mort_de_la_Terre

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A propos eleonorecotton

Eléonore Cotton est la gardienne de ce site. Le Havre de Pensée & Mots, c'est le croisement de ses études de Lettres Modernes et de ses goûts personnels en un mélange éclectique, mais représentatif de cette lectrice qui navigue sur plusieurs océans littéraires. Eternelle rêveuse, il lui arrive d'écrire de temps en temps...
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