Les Dragons de la Cité Rouge – de Erik Wietzel

Attirée par la magnifique illustration de l’édition poche sortie ce mois d’Août 2015, j’ai acquis ce titre qui est immédiatement sorti de ma Pile à lire. Voyons voir ce que m’a laissé cette lecture.

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Quatrième de couverture :

Le prince héritier de Redfelt a été enlevé.
La rançon ? Une épée magique : elle retiendrait prisonnières les âmes des dragons qui ont failli réduire Redfelt en poussière trois siècles plus tôt.
Mais les émissaires royaux disparaissent avec la lame. La reine Éline se tourne alors vers son ancien amant : Alec Deraan. Officier autrefois promis à un brillant avenir, il est désormais un chasseur de primes, tourmenté par un lourd secret… Troublé par ses retrouvailles avec une souveraine qu’il lui est interdit d’aimer, Alec accepte la quête à contrecœur et s’envole vers des contrées lointaines. Le temps presse : les dragons de l’épée pourraient se réveiller et achever la destruction interrompue il y a trois cents ans.

Avis personnel :

Je vais livrer mon avis personnel en deux parties. Pourquoi ? Parce que je peux vraiment marquer deux positions différentes par rapport au roman au cours de ma lecture. Il y a le début, qui m’a fait craindre une déception, et la suite qui m’a rassurée quant à ce que j’avais acheté et ce que j’étais en train de lire, et donc qui a fini par me plaire.

Les cents premières pages environ…

Le début du roman m’a fait peur car j’avais l’impression d’être tombée sur un livre passablement boiteux qui n’était pas à la hauteur de mon espérance.

Bien entendu, l’intrigue est intéressante, l’univers est extrêmement sympathique bien que l’on puisse le considérer comme classique. Là n’est pas le problème, cela ne me dérange pas. C’est le rythme qui m’a déroutée. Cela et la construction de certains personnages.

J’ai trouvé que le problème du rythme du début du roman se place dans la construction des dialogues et leur articulation avec le récit. J’avais souvent l’impression d’un enchaînement ininterrompu qui livrait soit trop d’informations, soit trop peu, rendant très flou le but de l’auteur et/ou des personnages. Il manque – selon moi bien sûr, je veux bien croire que tout le monde ne soit pas du même avis – d’appuis descriptifs pour rendre plus clairs les dialogues, la volonté des personnages, leurs ressentis personnels, leurs motivations… Cela mène au deuxième défaut : les personnages. Je vais notamment parler de la Reine. Elle m’a déçue car elle manque longtemps de substance… Je la trouve peu convaincante, notamment à cause de ce que je décrivais quant aux dialogues. Ce qu’elle dit, notamment dans le passage où elle doit convaincre notre chasseur de prime de l’aider, n’est pas percutant, le contexte et flou, l’enchaînement de ses idées décousu. Je pense que s’il y avait d’avantage de pauses dans le dialogue pour éclairer le cheminement des pensées, les racines de certains problèmes et sa sensibilité, elle aurait été d’emblée plus crédible. Cette faiblesse d’origine la dessert tout au long du roman. Ce qui aurait pu être une figure captivante est relégué de ce fait au second plan de mon plaisir.

La suite et la fin…

Néanmoins, je tiens à le rappeler, l’intrigue et l’univers sont plaisants et à la hauteur. Tout n’est donc pas négatif ! Et au fil des pages le défaut initial s’estompe. Le rythme devient plus vaillant et l’on n’en vient plus que très rarement à se dire : ça va trop vite, c’est un peu flou. De fait, on peut dire que si on dépasse les premiers chapitres, il est possible de véritablement se passionner pour ce récit. Je tiens à souligner la force de suggestion des descriptions du récit qui font vivre les scènes de combat de manière particulièrement forte !

La fin ? Elle est à la hauteur des attentes que l’on peut nourrir. L’intrigue politique n’est pas bouclée à proprement parler, mais la reine a repris son trône et l’on sait qu’elle est en train d’effacer les erreurs du Conseil. L’intrigue autour de l’épée Magioris trouve un dénouement magistral… Mon seul regret est de ne pas en savoir plus sur Shen Sey et sur l’avenir de notre chasseur de prime, Alec.

Pour conclure…

Malgré un début un peu maladroit par rapport à la qualité générale de l’oeuvre, c’est un récit qui sait happer son lecteur et livrer une aventure passionnante dans ses 379 pages !

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A propos eleonorecotton

Eléonore Cotton est la gardienne de ce site. Le Havre de Pensée & Mots, c'est le croisement de ses études de Lettres Modernes et de ses goûts personnels en un mélange éclectique, mais représentatif de cette lectrice qui navigue sur plusieurs océans littéraires. Eternelle rêveuse, il lui arrive d'écrire de temps en temps...
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Un commentaire pour Les Dragons de la Cité Rouge – de Erik Wietzel

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