Corbeau – Intégrale – de Patricia Briggs

Le nom de Patricia Briggs commence à avoir un répertoire fourni sur ce blog. En effet, je trouve sa plume plaisante, ses récits intéressants et je sais que je vais m’évader facilement dans ses univers. Si la majorité des romans que j’ai déjà présenté répondaient à ces critères de façon sympathique, celui que je vais vous présenter là les surplombe de beaucoup plus haut. Corbeau a en effet les mêmes qualités que les autres écrits de cette auteure, mais il est, de part sa taille et son détail, beaucoup plus complet, complexe et captivant.

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Quatrième de couverture :

Des cendres de la cité de Colossaë est né le peuple des Voyageurs. Mais craints de ceux qui redoutent la magie, les clans Voyageurs ont été décimés par ceux qu’ils avaient juré de protéger : les hommes.
Séraphe est l’une de des dernières Voyageuses, un Corbeau-Mage, qu’un ancien soldat a sauvé in extremis. Ensemble, ils se sont construit une vie tranquille loin de tout danger. Séraphe se sent enfin libérée du fardeau de sa mission… Jusqu’au jour où sa destinée la rattrape brusquement…

Avis personnel :

L’on peut commencer par signaler l’épaisseur de l’ouvrage. En effet, par rapport aux autres écrits que j’avais abordé, il y a une différence. Corbeau est un pavé. Qui dit pavé dit longue lecture (normalement) et donc d’avantage de temps passé dans un univers. Le risque encouru est dommageable en cas de déception. Mais en cas de satisfaction ce n’est ni plus ni moins qu’un bon moment prolongé. C’est ce qui s’est passé. Corbeau m’a  beaucoup plu et j’ai traversé les quelques 850 pages avec un plaisir inaltérable et inépuisable. Son épaisseur est donc sa première qualité.

S’il n’y avait que cela, le tableau serait bien pauvre. Mais Corbeau s’illustre aussi par son univers et un système de magie original qui contient tout le mystère de son intrigue : les Ordres des Voyageurs (l’Aigle, le Corbeau, l’Alouette, le Cormoran, le Hibou et le Faucon) dotent leurs porteurs de capacités précises. Ces capacités sont l’héritage que les Voyageurs portent depuis la chute des mages de Colossaë qui ont dû enfermer une entité maléfique dans le sein de la cité antique Cette entité maléfique provoque quelques désordres en donnant naissance à un Ténébreux. Nos personnages vont l’affronter au fil du texte et faire des découvertes sur la véritable nature de la magie des Voyageurs et l’ancestrale Colossaë. C’est un résumé, volontairement le plus vague possible, pour éviter de vous spoiler avant une éventuelle lecture. L’originalité concerne tout d’abord les Ordres des Voyageurs et leur origine. Elle concerne ensuite la conception mystique du Traqueur qui va donner lieu à certaines révélations importantes, jusqu’à la dernière ligne du texte.

Le lot des personnages est également un point positif. Ils sont attachants et charismatiques. Ils incarnent une valeur familiale sûre. A noter d’autre part que c’est plutôt peu ordinaire de suivre l’ensemble d’une même famille en tant que groupe de héros dans un roman de Fantasy. Outre la famille (Séraphe, Tier, Rinnie, Lehr et Jës), d’autres personnages rejoignent le petit groupe : Hennëa, un autre Corbeau-mage, Phoran, l’Empereur… Tous sont liés au combat contre le Ténébreux.
Seul bémol dans ce personnel romanesque, la psychologie des protagonistes n’évolue pas véritablement. S’ils vous agacent dès le début du roman, ils vous agaceront tout du long, c’est certain. Même l’empereur, Phoran, qui subit un changement n’est pas réellement dans une dynamique évolutive puisqu’on l’aborde au moment où il a déjà décidé de sortir de ses travers. On ne fait que voir les résultats et les actes que cela provoque autour de lui.

L’effet statique de la psychologie des personnages est contrebalancé par les actes engendrés par une intrigue qui ne laisse jamais de place à l’inaction. L’auteure prend la peine de développer l’aspect descriptif de son oeuvre mais ce n’est jamais au détriment du rythme de son récit. Les actions s’enchaînent et jusqu’à la dernière page le rythme ne s’essouffle pas. Tout ceci dans un cadre détaillé et complet permis par des descriptions bien menées.

Un roman que je ne pense pas oublier de sitôt et que je classe parmi les très bonnes lectures à faire dans l’univers Fantasy.

Petit plus :

Par curiosité – et parce que j’aime les couvertures des livres en général – je suis allée rechercher les illustrations des tomes indépendants :

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A propos eleonorecotton

Eléonore Cotton est la gardienne de ce site. Le Havre de Pensée & Mots, c'est le croisement de ses études de Lettres Modernes et de ses goûts personnels en un mélange éclectique, mais représentatif de cette lectrice qui navigue sur plusieurs océans littéraires. Eternelle rêveuse, il lui arrive d'écrire de temps en temps...
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Un commentaire pour Corbeau – Intégrale – de Patricia Briggs

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