Les Cités des Anciens – Tome 1 : Dragons et serpents – Robin Hobb

Dragons et Serpents est le premier tome du cycle les Cités des Anciens de Robin Hobb dans son découpage VF. En effet, la version originale ne se compose que de quatre tomes que les éditions françaises ont encore pris plaisir à diviser en deux, faisant un cycle de 8 tomes.

C’est mon premier contact avec Robin Hobb, figure majeure de la Fantasy, connue pour l’Assassin Royal.

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Quatrième de couverture :

Dans le Désert des Pluies, les serpents géants se sont enfermés dans leurs cocons, sous la supervision de la dragonne Tintaglia, pour en émerger, transformés à leur tour en dragons, et assurer la pérennité de leur race. Mais, trop vieux, trop affaiblis, ils ne donnent que des créatures difformes, inachevées, incapables de survivre seules sans l’aide des humains, qu’ils mettent tant à contribution pour les nourrir que les Marchands du Désert des Pluies décident de s’en débarrasser… Autour d’eux gravitent Thymara, jeune fille aux mains et aux pieds palmés, que ses parents n’auraient jamais dû laisser vivre et Alise, tiraillée entre un époux qui la délaisse et la méprise, et sa passion des dragons.

L’univers des Cités des Anciens :

Le passé…

Autrefois Anciens et Dragons coexistaient et la contrée prospérait. Seulement les dragons ont disparu…
Le retour inespéré d’une de ces créatures, la dragonne Tingtaglia, a permis à Terrilville de se remettre de la précédente invasion de Chalcède. La protection de la dragonne a un prix : les Marchands du Désert des Pluies et Terrilville doivent aider les serpents géants à remonter le fleuve jusqu’à la zone d’encoconnage pour faire revivre la race des dragons. L’histoire commence ici.

Terrilville et les malformés du Désert des Pluies…

Les humains de cet univers vivent dans un monde médiéval et mercantile à Terrilville. A Trehaug les choses se gâtent. Le Désert des Pluies est traversé par le Fleuve aux eaux acides qui peut créer des malformations chez les enfants… Thymara fait partie de ces difformes qui auraient dû être tués à la naissance. Mais son père l’a sauvée et a tenté d’offrir une enfance convenable à la jeune fille malgré la haine de sa mère. Thymara possède des griffes, des mains palmées, des écailles sur sa peau.

Sa difformité lui inspire d’avantage de pitié lorsqu’émergent les dragons râtés des cocons fragiles. Ces dragons qui ne répondent pas du tout à l’idée traditionnelle que l’on s’en fait en tant que lecteur, ou même en tant que personnage de cet univers, sont intrigants. Ils nourrissent une profonde colère au monde qui les a fait naître ainsi et rêve d’un endroit mythique où vivaient leurs lointains ancêtres. Ce lieu mythique sera leur quête.

Les Vivenefs…

Pour naviguer sur les eaux acides du fleuve, les marchands utilisent des vivenefs. Les vivenefs sont des bâteaux construits avec du bois-sorcier, le bois des cocons de dragons qui sont morts. Ces bâteaux ont une âme et leur figure de proue est animée.

Les vestiges des Anciens…

Des fouilles récentes ont permis de trouver des cités enfouies sous la boue le long du fleuve du Désert des Pluies. Ces cités recèlent des trésors archéologiques qui intéressent certains protagonistes.

Résumé :

Tout commence par l’encoconnage d’un serpent de mer qui peine horriblement… Tintaglia, la dragonne saine est présente. Suite à cet encoconnage, il faut attendre l’été pour espérer faire éclore le maximum de dragons. Mais l’inquiétude règne : les serpents sont jugés trop vieux et se sont encoconnés tardivement.

Un marchand, Leftrin, découvre un gisement de bois-sorcier, un matin, en débarquant de son navire le Mataf. En posséder est interdit, et encore plus en commercer. Mais Leftrin prend le risque de repérer l’endroit et décide de l’utiliser pour améliorer son navire.

L’éclosion des dragons plonge tout le monde en ébullition. Thymara et son père y assistent. Ils assistent donc à la déception générale et au spectacle grotesque de ces dragonnaux infirmes et idiots pour certains. Aucun d’eux ne saura jamais voler, ni chasser. Les dragonnaux deviennent gênants. Dans un premier temps les nourrir donne du travail aux collectivités locales. Mais peu à peu les fonds pour payer les chasseurs et le gibier commencent à manquer.
Eliminer les dragons devient de plus en plus tentant, d’autant plus que Tintaglia a disparu, avec un dragon noir ressuscité des glaces selon a rumeur. L’engagement à son égard concernant les petits ne compte donc plus tellement.
Les dragonnaux donnent eux-mêmes la solution. Ils rêve d’un endroit, Kelsingra, où les Anciens et les dragons vivaient en harmonie autrefois. Les dragonnaux pensent que là-bas existe une solution à leur mal. Ils en viennent à convaincre les humains de les emmener là-bas. Des jeunes gens sont recrutés, de préférence sans attaches, pour cette expédition dangereuse au cours de laquelle il va falloir subvenir aux besoins des dragons. Thymara et son ami Tatou en sont…

Alise est une jeune femme, fille d’une famille de Marchands de Terrilville. Portée sur l’érudition, les mondanités n’ont pour elle que peu d’attrait. Chose que sa famille tolère de moins en moins bien puisqu’il faut la marier.
Autre point qui dessert Alise, elle ne répond pas aux standards de beauté de la ville.

C’est une aubaine quand Hest, un homme de riche et puissante famille, qui plus est ami et employeur de son meilleur ami Sédric, lui propose l’arrangement suivant : il accepte de se marier avec elle si elle le laisse gérer ses petites affaires. En contrepartie il lui paiera tout ce qu’elle veut pour effectuer ses coûteuses recherches sur les dragons et les Anciens.

La galanterie de Hest agrémentée de cet arrangement finissent par convaincre Alise que le mariage n’est pas si terrible. Sa famille est comblée car celle de Hest est plus prospère que la leur depuis la guerre.
Alise va finir par croire qu’une histoire d’amour est possible et le comportement de Hest y est favorable. Seulement, lorsque vient le moment de la nuit de noce, c’est le désenchantement… Hest n’est pas romantique du tout. Saoul, il « fait don devoir » et quitte la chambre.
Au fil des années, leur couple va s’enfoncer dans la morosité promise par leurs dissensions. De temps en temps Hest vient faire son devoir conjugal dans l’espoir d’obtenir un héritier. Le reste du temps il voyage, méprise sa femme et se moque de la passion pour les dragons qu’elle entretient avec ardeur puisqu’il ne lui reste que cela.
Alise parvient à lui arracher un engagement qu’il avait pris lors de leur mariage : voyager pour aller voir les dragons. C’est à contre-coeur que Hest lui cède cette faveur. Sédric, ayant pris la défense de la jeune femme, subit la colère de son ami et est envoyé avec elle en guise de chaperon…
Ils s’embarquent sur la Vivenef Parangon et Alise a une conversation troublante avec la figure du proue qui lui fait des révélation sur ce qu’elle doit s’attendre à voir des dragonnaux dans le Désert des Pluies.

Leftrin quant à lui a réussi à agrémenter sa Vivenef du bois-sorcier. Lentement le bâteau va se mettre à rêver…
La nouvelle effacité du marchand attire l’attention d’un certain Chalcédien nommé Sinad… Il oblige Leftrin à l’embarquer sur le fleuve du Désert des Pluies malgré l’interdiction contre les Chalcédiens. Il veut se procurer des extraits de dragons qui sont réputés pour être de puissants remèdes…

Tout cela est à suivre dans le tome 2, les Eaux acides.

Avis personnel :

J’ai bien aimé. Le style de l’auteur est agréable, travaillé. Le rythme de son récit est posé, ni trop rapide, ni trop lent, c’est un savant dosage qui permet une immersion réussie.

L’univers est fouillé et le lecteur peut s’y plonger facilement. Les personnages sont attachants… Chacun à leur manière. Thymara ne fait pas trop enfant, Alise est touchante. Il n’y a que Leftrin qui m’a laissée un peu de marbre.

Je ne vais pas juger l’intrigue de ce tome 1 puisque le découpage d’origine fait que le tome 1 de la version française doit se lire avec le tome 2 comme faisant une seule et même entité. Néanmoins ça commence bien et c’est entraînant.

Bien sûr, j’ai beaucoup aimé ce qui est fait des dragons… cela change ce qu’on a l’habitude de voir. J’ai hâte de savoir ce qu’il va advenir de leur périple.

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A propos eleonorecotton

Eléonore Cotton est la gardienne de ce site. Le Havre de Pensée & Mots, c'est le croisement de ses études de Lettres Modernes et de ses goûts personnels en un mélange éclectique, mais représentatif de cette lectrice qui navigue sur plusieurs océans littéraires. Eternelle rêveuse, il lui arrive d'écrire de temps en temps...
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2 commentaires pour Les Cités des Anciens – Tome 1 : Dragons et serpents – Robin Hobb

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