Bilbo le Hobbit – J.R.R. Tolkien

Bilbo le Hobbit est la première publication de Tolkien sur l’univers de la Terre du Milieu en 1937. Cet ouvrage raconte les aventures de Bilbo Baggins, un respectable hobbit qui vivait paisiblement jusqu’à ce qu’un magicien du nom de Gandalf s’invite chez lui avec une compagnie de nains en quête d’un trésor perdu. Cette compagnie entreprend alors un voyage périlleux et jalonné d’aventures en tout genre qui mettent le hobbit à l’épreuve et lui forgent le caractère d’un authentique aventurier… Transformation qui se révèle précieuse au moment d’affronter Smaug, le dragon qui garde le trésor convoité par les nains.

Avis personnel :

J’ai aimé ce récit. Il est intéressant et les aventures qui y sont décrites éclairent plusieurs points du Seigneur des Anneaux. J’ai particulièrement aimé la rencontre entre Gollum et Bilbo qui inclue la trouvaille de l’anneau et la confrontation entre le hobbit et la malheureuse créature.
Mais le style plutôt enfantin de l’ouvrage a quelque peu perturbé ma lecture. C’est quelque chose dont je n’ai pas l’habitude… et ça ne collait en rien au souvenir que j’avais de la complexité du Seigneur des Anneaux. En effet, après vérification, le Seigneur des Anneaux est d’un style supérieur à celui de Bilbo le Hobbit. Après avoir fait des recherches sur la vie de Tolkien pour dresser une biographie de l’auteur, j’ai compris que cette différence est due au public auquel Tolkien destinait son œuvre. Une œuvre pour les enfants détenant un style de conte pour enfant est une chose somme toute logique. Donc ce n’est pas un véritable reproche que je peux faire à l’ouvrage, juste un constat sur ce qui m’a déplu.

Extrait :

Pour l’extrait j’ai choisi un morceau de la confrontation entre Bilbo et Gollum.

Gollum monta dans sa barque et partit comme un trait de son île, tandis que Bilbo était assis sur le bord, complètement démonté, au bout de sa route et de son rouleau. Soudain, s’avança Gollum, qui chuchota d’une voix sifflante :
« Par ex-s-s-emple, que je s-sois tout éclabouss-sé, mon très-s-or ! A c-c-ce que je vois, voici un fes-s-stin de choix ; au moins un morceau s-s-savoureux, gollum ! »
Et, en disant gollum, il produisit dans sa gorge un horrible bruit de déglutition. C’est de là que venait son nom, bien qu’il se nommât toujours lui-même « mon trésor ».
Quand le sifflement atteignit ses oreilles, le hobbit crut jaillir de sa peau, et il vit soudain les yeux pâles braqués sur lui.
« Qui êtes-vous ? s’écria-t-il, brandissant devant lui son épée.
– Qu’est ce que c’est, mon très-s-sor ? » chuchota Gollum (qui se parlait toujours à lui-même, n’ayant pas d’autre interlocuteur).
C’était précisément ce qu’il était venu découvrir, car il n’avait pas vraiment faim à ce moment ; il état seulement curieux, sans quoi, il aurait commencé par attraper pour chuchoter ensuite.
« Je suis M. Bilbo Baggins. J’ai perdu mes nains, j’ai perdu le magicien, et je ne sais pas où je suis ; et je ne tiendrais pas à le savoir, si seulement je pouvais sortir d’ici.
– Qu’est ce qu’il a dans ses mains ? dit Gollum, les yeux fixés sur l’épée, qu’il n’aimait pas trop.
– Une épée, une lame qui vient de Gondolïn !
– Sss, dit Gollum, qui se fit très poli. P’t-être que tu restes là à bavarder avec ça un peu, mon très-s-sor. Ca aime peut être les énigmes, peut-être oui ? »
Il désirait paraître amical, en tout cas pour le moment et jusqu’à ce qu’il en eût découvert plus long sur l’épée et le hobbit : s’il était vraiment tout seul et s’il était bon à manger au cas où lui, Gollum, aurait vraiment faim. Les énigmes étaient tout ce qui se présentait à son esprit. En poser et parfois les deviner avait été le seul jeu qu’il eût jamais pratiqué avec d’autres drôles de créatures dans leurs trous, il y avait très, très longtemps, avant qu’il n’eût perdu tous ses amis et n’eût été chassé, seul, et qu’il ne se fût glissé, descendant toujours plus loin, dans les ténèbres sous la montagne.
« Très bien », dit Bilbo, fort soucieux d’acquiescer jusqu’à ce qu’il pût en découvrir un peu plus long sur la créature : si elle était tout à fait seule, si elle était féroce ou affamée, et si elle était une amie des gobelins.
« Commencez », dit-il, car il n’avait pas eu le temps de penser à une énigme.

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A propos eleonorecotton

Eléonore Cotton est la gardienne de ce site. Le Havre de Pensée & Mots, c'est le croisement de ses études de Lettres Modernes et de ses goûts personnels en un mélange éclectique, mais représentatif de cette lectrice qui navigue sur plusieurs océans littéraires. Eternelle rêveuse, il lui arrive d'écrire de temps en temps...
Cet article a été publié dans AUTEURS & OEUVRES, Fantasy et Science-Fiction, J.R.R. Tolkien. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

5 commentaires pour Bilbo le Hobbit – J.R.R. Tolkien

  1. Germain dit :

    Le 12.12.12 il sort au cinéma :p

  2. Ping : Les lectures du mois de Juin 2012 | Havre de pensées & de mots

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