A la découverte de Musset – Première étape : Biographie

Réaliser une biographie d’Alfred de Musset s’est révélé plus compliqué que pour celles d’Apollinaire et de Nerval. Les sources sont soient trop détaillées, soit trop concise pour que le travail soit aisé. Néanmoins, j’ai tenu à dressé un portrait du personnage avant d’attaquer la présentation de quelques unes de ses œuvres comme j’ai pu le faire avec les deux poètes précédents.

« Musset n’était pas si éloigné de Baudelaire ; il portait, lui aussi, jusque dans sa névrose, le signe de la modernité, et le Poète déchu annonçait le Poète maudit. »
(Encyclopédie Universalis)

Musset est l’un des derniers romantiques que l’histoire littéraire ait retenu. Il est devenu un mythe, puis le mythe s’est effondré bien que certaines de ses œuvres restent immortelles.
Alfred de Musset naît à Paris le 11 décembre 1810. Il a un frère, Paul, et une petite sœur Hermine.
Il entre au collège Henri-IV en 1819 et achève brillamment ses études secondaires en 1827. Cependant il n’achèvera jamais le cursus de ses études, préférant se consacrer à la littérature.

En 1828, Musset est introduit dans le milieu romantique par Paul Foucher. Il rencontre alors Victor Hugo et Lamartine et fréquente le Cénacle romantique. Il se lie d’amitié avec Vigny, Sainte-Beuve.
Musset se détache un peu du Cénacle pour mener sa carrière. Il essaie de se lancer au théâtre avec La Nuit Vénitienne en 1830 mais ce sera un échec cuisant qui le maintient à distance du théâtre pendant un moment. Il rédige désormais ce qu’il appellera du « théâtre dans un fauteuil » qui est destiné à être lu et non à être représenté.
En 1830, alors âgé de 20 ans il commence à être reconnu dans le milieu littéraire malgré son échec dans le milieu du théâtre. Son train de vie lui accorde une réputation de « dandy » et de « débauché ». Il aimait beaucoup les festivités et les femmes.

En 1833, il rencontre la romancière George Sand avec laquelle il vivra une histoire d’amour chaotique. En décembre ils partent en Italie et s’installe un peu là-bas. En 1834 George Sand tombe malade et Musset fait appel à un médecin se nommant Pietro Pagello. Puis Musset tombe malade à son tour et en février il connaît une crise de démence. Son délire durera plusieurs jours et George Sand fera appel à Pagello pour tenter de le soigner. Elle en deviendra d’ailleurs la maîtresse pendant la convalescence de Musset. C’est au cours de cette période là que commence la longue déchéance qui fera de Musset le « poète déchu ». « Musset n’avait pas trente ans qu’il portait déjà les marques d’un épuisement physique et moral. On en a donné pour cause l’abus précoce du vin et des femmes ; il faut, de toute évidence, y voir encore l’effet d’une névrose, dont George Sand, dans Elle et Lui (1859) – récit de leurs amours légendaires –, décrit dans le détail les symptômes. » (Encyclopédie Universalis).
Leur histoire d’amour s’achève en 1835, une suite de retrouvailles et de ruptures qui finissent de les séparer. Ils commirent tous les deux des actes insensés dans leur bataille sentimentale. Par exemple, en novembre 1834, George Sand coupa sa chevelure et l’envoya à Musset dans un Crâne. Suite à cet épisode, ils se remettent ensemble mais rompent quelques jours plus tard. Puis ils se remettent ensemble en 1835 mais ils se disputent et Musset menace sa compagne d’un poignard en présence des enfants de cette dernière. La rupture définitive suivra cet épisode.

Musset aura des liaisons avec d’autres femmes. Parmi elles je peux citer Caroline Jaubert (1835), Aimée-Irène d’Alton (1837), Rachel (1839) ou Louise-Rosalie Ross dite Mlle Despréaux (1848 – 1850). Ces passions furent heureuses ou malheureuses et n’arrangèrent pas l’état moral et physique du poète qui déclinait.
Le 19 octobre 1838, Musset est nommé conservateur de la bibliothèque du ministère de l’Intérieur. En 1848, lorsque l’on change de régime (Seconde République), on lui retire ses fonctions, lui reprochant ses affinités avec la monarchie de Juillet. Sous le Second empire (1852 à 1870), il est élu à l’Académie française le 12 février 1852. Son théâtre commence à être reconnu.
Alfred de Musset meurt le 2 mai 1857 à Paris.

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Ses oeuvres principales :

Poésie :
Contes d’Espagne et d’Italie (1830)
La nuit de mai (1835)
La nuit de décembre (1835)
La nuit d’août (1836)
La nuit d’octobre (1837)

Théâtre :
Les caprices de Marianne (comédie, 1833)
On ne badine pas avec l’amour (comédie 1834)
Lorenzaccio (drame 1834)

Roman :
Les confessions d’un enfant du siècle (1836)

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Sources :

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A propos eleonorecotton

Eléonore Cotton est la gardienne de ce site. Le Havre de Pensée & Mots, c'est le croisement de ses études de Lettres Modernes et de ses goûts personnels en un mélange éclectique, mais représentatif de cette lectrice qui navigue sur plusieurs océans littéraires. Eternelle rêveuse, il lui arrive d'écrire de temps en temps...
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