Lectures de Septembre 2011 à Novembre 2011

Lectures du mois de Septembre 2011 à Novembre 2011

Quoi et dans quel ordre ?
Le Paysan Parvenu de Marivaux
Médée d’Euripide
Médée de Sénèque
Médée de Corneille
Les Métamorphoses d’Ovide (livre X et XI)
Les Héroïdes d’Ovide
Yvain ou le chevalier au Lion de Chrétien de Troyes
Apocalypse, Nouveau Testament, Bible
La prêtresse Blanche de Trudi Canavan
La sorcière indomptée de Trudi Canavan
La Voix des Dieux de Trudi Canavan
Le Roi de Bruyère de Greg Keyes
Orphée de Cocteau
Le guetteur mélancolique d’Apollinaire
Les onze mille verges d’Apollinaire

Dans le genre de la Fantasy :

« Trilogie de l’âge des Cinq » de Trudi Canavan.
La prêtresse blanche : Le premier tome de cette trilogie nous emmène sur le continent d’Ithanie divisé entre le nord (territoire des Circliens) et le sud (territoire des Pentadriens). Auraya, prêtresse circlienne est choisie par ses dieux pour devenir la cinquième élue de leur culte. La voilà donc dans le Cercle, apprenant à diriger son pays avec les quatre autres élus. Sauf que cet apprentissage ne pourra pas être de tout repos… Une guerre se prépare en le Cercle les Voix, élus des dieux Pentadriens, ennemis de toujours.
La sorcière indomptée : Le deuxième tome de cette trilogie s’ouvre après la guerre. De nouveaux personnages entrent en jeu, de nouvelles perspectives s’ouvrent dans le récit. Certaines révélations bouleversent les héros et les emmènent dans de périlleuses situations : les uns aspirent à se libérer des dieux, les autres à asservir les peuples. Une guerre d’un autre genre fait rage.
La Voix des Dieux : Le troisième et dernier tome de cette série est l’apothéose époustouflante des deux autres. De rebondissement en rebondissements l’auteur nous mène vers un dénouement étonnant et imprévu à première lecture. Tout simplement fantastique.
Cette trilogie est saisissante, riche en action et suspens. C’est avec un réel plaisir que je l’ai lue ! Du début à la fin, Trudi Canavan sait scotcher son lecteur à la trame de son récit. De plus, son univers est bâti sur des bases solides et tient la route. Tout peut être expliqué dans la logique de ce qu’elle a créé, les personnages ont chacun une personnalité propre et complète, un mystère à résoudre qui le distingue. On ne s’ennuie jamais à travers les différentes quêtes qui se croisent, s’entremêlent avant d’aboutir au même but dans le troisième tome. Je le conseil à tous mordus de littérature imaginaire moderne.

Le Roi de Bruyère de Greg Keyes (premier tome du cycle « Les Royaumes d’épines et d’os ») : Le résumé de la quatrième de couverture est le suivant : « Au royaume de Crotheny, tout semblait paisible depuis deux mille ans. Jusqu’à ce que la princesse Anne ne découvre la crypte inconnue de son ancêtre, la légendaire reine Virgenye Dare, dans les jardins luxuriants de la cité sacrée des morts. Et non loin de là, le forestier du roi, Aspar White, tombe nez à nez avec une bête monstrueuse qui n’existait que dans les légendes et les cauchemars. La famille royale est bientôt en proie à la terreur, confrontée à une trahison que seule la sorcellerie aurait pu accomplir. Crotheny, la nation la plus puissante de la planète, est en danger : le Roi de bruyère, annonciateur d’apocalypse, s’est éveillé de son sommeil. Ainsi débute la saga des Royaumes d’épines et d’os, une saga épique de complots et de maléfices… »
Ce roman est difficile à commencer. Il ne faut pas moins d’un long prélude et d’un long prologue pour enfin arriver au premier chapitre. Durant des deux préludes et prologue, le lecteur est mitraillé d’informations diverses sur un monde dans lequel il vient à peine de s’immerger et l’assimilation est très difficile. Tout ne prend un sens qu’après plusieurs chapitres, quand on est enfin familiarisé avec l’univers. La complexité d’un monde qui demande à être exploré peut être une qualité, seulement elle ne doit pas être servie d’un bloc au lecteur sinon c’est plutôt indigeste. Passé ce détail et cette première difficulté, il est alors possible de prendre plaisir à la lecture et cette œuvre grandiose a été loin de me décevoir. Nous croyons avoir à faire à deux intrigues différentes tout au long de cette œuvre : la première avec le forestier et l’enquête sur l’éveil du roi de bruyère, et la famille royale se démêlant avec les complots dressés contre elle. Seulement, à la fin de ce premier tome, on se rend compte que les intrigues ne peuvent pas être plus liées l’une à l’autre qu’elles ne le sont. Ce jeu des intrigues est quelque chose que je relève quasiment à chaque fois que des livres m’ont plu, peut être cela donne une impression de répétition. Seulement, je pense que c’est bon de noter quand une œuvre est ficelée avec brio. D’autant plus que les contenus sont éminemment différents et ne peuvent donc pas être conduits de la même manière de ce côté-là.
Lorsque j’aurai lu les trois autres tomes de ce cycle, je donnerai mon avis sur l’intégralité de cette œuvre.

Pour les cours :

Le paysan parvenu de Marivaux : C’est un Roman du XVIIIe siècle. J’en garde un bon souvenir. Il est agréable dans le sens où il change de ce dont j’ai l’habitude et que son récit s’écoule facile. J’ai bien aimé la dimension comique de l’œuvre et l’écriture à la première personne. Ce récit réaliste met en scène un paysan nommé Jacob qui est amené à Paris par obligations. De bons coups du sort en bons coups du sort il acquiert un statut social plus élevé. Bien entendu, rien n’est si facile que ça en à l’air car des revers de fortune viennent mettre à l’épreuve le personnage.

Les Métamorphoses d’Ovide (Livres X et XI) : J’aime beaucoup la mythologie grecque et romaine. Seulement, j’ai trouvé cette œuvre fastidieuse. J’ignore si c’est la traduction qui est mauvaise ou le style originel mais je n’ai pas trouvé mon compte dans cette lecture. De plus, chaque épisode appelle des références qui m’ont parues parfois obscures… Peut être devrais-je tenter de lire d’autres livres de cette œuvre pour tenter d’améliorer mon opinion, mais c’est mal parti.

Les Héroïdes d’Ovide : Contrairement aux Métamorphoses, j’ai beaucoup aimé cette œuvre-ci. Il s’agit d’un ensemble de lettres. Chaque lettre est agréable à lire et, formant une entité en elle-même, permet une lecture plus fragmentée dans le temps et plus divertissante. Je ne saurais dire quelle est ma lettre préférée car elles ont toutes cette dimension élégiaque et poétique qui me fascine.

Yvain ou le Chevalier au Lion de Chrétien de Troyes : Ce livre marque ma découverte de la littérature médiévale française. Le récit de légende et de chevalerie a vite cédé à mon appétit et s’est vite consumé : ce qui est en soi positif ! Le style est parfois étrange, mais rien de plus normal pour une littérature venue d’un autre âge.

Apocalypse, Nouveau Testament, Bible : Je ne me serais pas plongée volontairement dans la lecture de ce texte. C’est dans le cadre d’un cours ce semestre que j’ai dû m’intéresser à la Bible. J’en ai lu de nombreux fragments dans le but de trouver un sujet à exploiter pour l’évaluation mais le seul que j’ai lu en entier est l’apocalypse. C’est intéressant et a éclairé un domaine exploité, voire surexploité par la littérature, le cinéma, etc.

Médée d’Euripe, de Sénèque ou de Corneille : Trois pièces de théâtres sur Médée ? Pas si étonnant que cela car c’est le thème d’un cours.
Le mythe de Médée est en lui-même fascinant et j’ai donc beaucoup aimé ces différentes lectures. Pour rappel succinct, Médée est la princesse de Colchide, la magicienne qui a aidé Jason et les Argonautes à s’emparer de la toison d’or. En échange, il décide de l’emmener en Grèce et de l’épouser. Ils s’installent à Corinthe et ont deux enfants. Seulement, Créon, roi de leur cité d’accueil propose à Jason de s’unir à sa fille. Jason répudie Médée et épouse la princesse. Les trois pièces s’intéressent à cet épisode et expose les mécanismes de la terrible vengeance de Médée qui consistera à brûler sa rivale et le roi, puis à tuer ses enfants afin de blesser Jason qui, en tant que père, les adorait.
Ces trois pièces m’ont plu. Celle d’Euripide, qui prend le parti de la femme et présente souvent une Médée plus déchirée que cruelle, trouve son avantage. Néanmoins, celle de Sénèque qui expose une Médée plus cruelle se livrant au jeu des arcanes et de la magie contre Jason est effrayante, et donc géniale dans un sens. Celle de Corneille est plus facile à lire que les deux autres (certainement car la plus récente des trois).

Orphée de Cocteau : Ce n’est pas une pièce de théâtre à proprement parler mais le récit d’une œuvre cinématographique. Les passages narratifs sont donc étonnants : on décrit le mouvement de la caméra et ce qu’elle montre, puis les dialogues sont exposés. Je n’ai pas aimé. Tout d’abord parce qu’une telle lecture est lourde. Puis, l’histoire est tellement étrange que je ne n’ai pas trop compris de quoi il pouvait en retourner. Je perçois cette œuvre comme une démolition du mythe d’Orphée et je n’apprécie pas vraiment cette nouvelle version.

Lectures personnelles :

Le guetteur mélancolique d’Apollinaire : Ce recueil poétique est magnifique. Il y a quelques poèmes qui m’ont particulièrement plus tels que : « L’automne et l’écho » , « L’enfant d’or » , « La nudité des fleurs c’est leur odeur charnelle » , « Avenir » et « Le printemps » pour ne citer que ceux-ci.

Les onze mille verges de Guillaume Apollinaire : Lecture déconseillée aux moins de 18 ans. Comment dire ? Ce n’est pas une œuvre poétique… C’est un écrit plutôt érotique, voire pornographique. Une autre image d’Apollinaire vraiment… étonnante.

Publicités

A propos eleonorecotton

Eléonore Cotton est la gardienne de ce site. Le Havre de Pensée & Mots, c'est le croisement de ses études de Lettres Modernes et de ses goûts personnels en un mélange éclectique, mais représentatif de cette lectrice qui navigue sur plusieurs océans littéraires. Eternelle rêveuse, il lui arrive d'écrire de temps en temps...
Cet article a été publié dans DIVERS, Les lectures du mois. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s