Va et vole au temps

Va et vole au temps ce qu’il t’a ôté,
Cours là où il t’a dit de marcher,
Le souffle est court mais belle la récompense,
Ne te lamente pas, rien ne grandit de souffrance.

Les pierres s’étendent à l’infini,
Champ de misère, dégoût de la vie,
Autant de stèles pour des rêves défunts,
Perdus tout au long du chemin.

Vois ce fruit gisant, de l’arbre déchu,
Dépouille dévorée dont le sang est bu,
N’en reste que des os, ses graines fluettes,
Vois pourtant se grandir la pousse verte.

Va et vole au temps ce qu’il t’a ôté,
Cours là où il t’a dit de marcher,
Le souffle est court mais belle la récompense,
Ne te lamente pas, rien ne grandit de souffrance.

Et sur ces grisailles, ces sombres tristesses
Souffle le dédain et l’envie qui te pressent,
L’envie d’embrasser l’espoir,
Le renouveau au coeur du soir.

Viendra alors l’aube et ses lumières
La douceur chantante de son mystère,
Des mornes stèles s’élèveront sans fin
Verdure et Beautés des rêves d’airain.

Eléonore COTTON
Août 2011
(tous droits réservés)

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A propos eleonorecotton

Eléonore Cotton est la gardienne de ce site. Le Havre de Pensée & Mots, c'est le croisement de ses études de Lettres Modernes et de ses goûts personnels en un mélange éclectique, mais représentatif de cette lectrice qui navigue sur plusieurs océans littéraires. Eternelle rêveuse, il lui arrive d'écrire de temps en temps...
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