Papillon Immortel

Les jeunes pousses vertes m’abritaient,
Elles étaient mes douces et tendres mères,
En leur sein je puisais le feu nourricier,
Me grandissant sous l’œil patient de l’éther.
Jamais je ne me lassais de contempler
L’immensité au-delà de ma feuille,
Je savais que je ne pouvais les explorer,
Avant que le futur ne fasse mon deuil.

La sombre lassitude m’étreignait lentement,
Je me retirais près de la branche, comateuse,
Et pour me protéger des prédateurs rôdant,
Je me tissais une enveloppe de soie duveteuse.
Bercée par les battements de la sève de vie
Pulsant au travers de mon linceul argenté,
Je formulai mes adieux à ce monde-ci,
Je devenais ce que j’avais toujours été !

La vitalité remontait en mon être ensommeillé,
Le moment de partir était venu à présent,
Patiemment j’éventrai le cercueil désuet,
Et m’avançai face au soleil, seigneur brillant.
Il me bénit de sa lumière, énergie infinie,
Doucement séchèrent mes précieuses ailes,
Tandis que je songeais à l’avenir brillant,
Qui me promettait d’être ce papillon immortel.

Eléonore Cotton
Novembre 2009
(tous droits réservés)
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A propos eleonorecotton

Eléonore Cotton est la gardienne de ce site. Le Havre de Pensée & Mots, c'est le croisement de ses études de Lettres Modernes et de ses goûts personnels en un mélange éclectique, mais représentatif de cette lectrice qui navigue sur plusieurs océans littéraires. Eternelle rêveuse, il lui arrive d'écrire de temps en temps...
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