Fatale Mélancolie

La lumière cascade sur son pâle visage ingénu
Faisant scintiller l’empreinte de ses larmes,
Rivière noyant de la détresse toutes les flammes,
Plongeant dans ces torpeurs qui nous laissent à nu.

Immobile elle reste sur la pavé couleur de cendre,
Un souffle léger s’échappe d’entre ses lèvres rosées,
Sa vie reste, à un unique fil de soie, tissée,
Elle voudrait le couper pour pouvoir descendre :

Sombrer encore et encore dans un gouffre sans fin,
Ne plus jamais voir un seul de ses lendemains,
Quitter le jour et ne plus porter ce coeur si lourd.

Deux perles de sang naissent aux coins de ses yeux,
Un frisson sauvage l’agite d’un spasme douloureux,
Alors que la Mort s’étend et l’embrasse de son secours.

Eléonore COTTON
Décembre 2010
(tous droits réservés)
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A propos eleonorecotton

Eléonore Cotton est la gardienne de ce site. Le Havre de Pensée & Mots, c'est le croisement de ses études de Lettres Modernes et de ses goûts personnels en un mélange éclectique, mais représentatif de cette lectrice qui navigue sur plusieurs océans littéraires. Eternelle rêveuse, il lui arrive d'écrire de temps en temps...
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